Fouette, cocher !

26 février 2007 15:11 | 0 commentaire

 

 
Je l'ai croisé lors d'un cocktail professionnel. Elle était plutôt jolie. Après un échange de banalités convenues, je l'ai invité à déjeuner pour le lendemain. Elle a accepté sans chichi.
Le lendemain donc, je la retrouve à la terrasse d'un resto à l'ombre de la Tour Eiffel, qui avait pour principale qualité d'être à deux pas de chez moi… A cette époque, j'en avais fait ma cantine ; j'étais un chasseur impénitent.
 
Contrairement à toutes attentes, ce déjeuner fut un moment pénible. Aucune connivence, pas le moindre soupçon de complicité, rien à faire pour briser la glace. Et je ne vous parle même pas de séduction ! Elle n'était pas hostile ou sur la défensive : elle attendait que ça se passe. Si possible sans elle. Du coup, de mon coté je n'attendais plus qu'une chose, qu'on m'apporta l'addition ! Je rongeais mon frein.
 
Enfin, arrive le café, bientôt la délivrance. Et là, ô surprise incongrue, la demoiselle me glisse en confidence son fantasme du moment : elle aimerait recevoir la cravache… et sans faire semblant !
Moi qui me croyais fort éloigné de ces pratiques, l'occasion est trop belle de me venger pour ce mauvais moment passé en sa compagnie et pour faire de cette rencontre un moment intéressant.
Emoustillé, je lui répond « banco, je vous ferai goûter à la cravache ! »
 
Mais de cravache, je n'ai point et je ne sais même pas où en trouver.
La coquine me suggère, comme une évidence, de nous rendre chez Hermes…
Bah, pour un accessoire aussi modeste, j’accepte sans appréhension.
 
Chez ce sellier réputé, une vendeuse nous conduit devant un râtelier où sont exposés des dizaines de modèles, des petits, des grands, pour l’initiation, le dressage (tiens tiens), le concours et que sais-je encore…
Je l'incite à choisir elle-même, n'y connaissant rien... et après tout, c'est elle qui recevra !
Elle se décide pour une cravache sans dragonne, banale à mes yeux de novice et nous voilà à la caisse.
Je sors ma carte de crédit, on me tend la note et là, je ressens comme un blanc : cette babiole coûte près de 5OO0 Francs de l’époque (800 €) !
Elle m'observe narquoise et silencieuse… je suis piégé, mais pas question de perdre la face en marquant la moindre hésitation, je préfère régler en affichant une indifférence de façade.
 
Ce déjeuner éprouvant suivi par cette dépense stupide, c'en est trop, elle va me le payer au centuple !
 
On arrive chez moi, sans échanger un mot. Elle se déshabille sans attendre.
Je lui désigne un fauteuil, réplique d’un modèle Le Corbusier, parfait pour l’exercice. Elle s'y agenouille pour m'offrir ses fesses. Ah, ces innocentes demi sphères pales. Pâles, elles ne vont pas le rester longtemps, la cravache me démange…
Je la ligote à l'armature, à l'aide de cravates.
Et je commence à cingler ce postérieur offert… à toutes volées ! Les premiers coups manquent d'assurance, mais le rythme vient vite et s’impose de lui même : allegro staccato, andante, appassionato e maestoso…
 
La cravache se transforme en baguette, je suis le chef d’orchestre de cet unique instrument à percussion.
Elle hurle, je n'en ai cure. Je la cravache, il n'y a pas d'autres mots.
Sa peau est maintenant totalement zébrée, je m'applique, en ressentant une volupté que je ne soupçonnais pas.
 
Il faut reconnaître à cette cravache une efficacité certaine, elle est souple et son toucher tellement sensuel. Certains chevaux sont des privilégiés !
 
Elle n'en peut plus, moi aussi, mais pour d'autres raisons. Je lâche la cravache, libère mon instrument et m'engouffre sans ménagement. Très vite, j'éprouve une jouissance ahurissante !
Mes hurlements se mêlent aux siens, cela dépasse tout ce que j'ai pu ressentir jusqu'à présent dans ma vie. Une pensée fugace me traverse l'esprit pour les habitants du quartier - que dis-je, de l'arrondissement !
 
Au bout d'un long moment, je me détache d'elle et défais ses liens. Je n'éprouve plus aucune rancoeur.
Je la regarde, satisfait, en souriant. Elle ébauche un sourire et sans prévenir, me décoche une gifle magistrale ! ouh la la !
 
Je lui ai offert la cravache.
En souvenir et avec ma reconnaissance.
Peut-être aussi de peur d'être tenté de m'en resservir.


attendez, je cherche...

9 février 2007 13:54 | 9 commentaires

 

...quoi écrire.

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