Versailles, décembre 1871, le Président du 6ème Conseil de Guerre interroge :
Le Président : Accusée Louise Michel, avez-vous quelque chose à dire pour votre défense ?
Louise Michel : Ce que je réclame de vous, qui êtes des militaires et qui jugez à la face de tous, c’est le champ (d’exécution) de Satory où sont déjà tombés nos frères ! Il faut me retrancher de la société. On vous dit de le faire. Eh bien, le Commissaire de la République a raison. Puisqu’il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n’a droit qu’à un peu de plomb, j’en réclame une part, moi ! Si vous me laissez vivre, je ne cesserai de crier vengeance ...
Le Président : Je ne puis vous laisser la parole si vous continuez sur ce ton !
Louise Michel : J’ai fini ! Si vous n’êtes pas des lâches, tuez-moi !”
(hommage aux femmes qui s'illustrèrent durant la Commune et qui furent surnommées "les pétroleuses" - à ne pas confondre avec les petrolleuses officiant sur la DMZ de Parano. ;) )
2 commentaires à cet article.
Tout le temps, pas toi?
Régulièrement!
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